Publié le 21 septembre 2026

Modifié le 21 septembre 2026

Portrait de Sébastien Brion

Peux-tu revenir brièvement sur ton parcours et les principales étapes qui t'ont conduit à rejoindre notre équipe ?

Je m'appelle Sébastien Brion et je développe aujourd'hui mon expertise en sciences comportementales. Après un parcours en sciences politiques à Londres et une spécialisation en environnement, je poursuis aujourd'hui un master en sciences cognitives au sein de l'École Normale Supérieure (ENS-PSL).
Intéressé par les enjeux environnementaux et leurs réponses politiques, j'ai effectué une licence en sciences politiques et relations internationales à SOAS University London, puis un master spécialisé en environnement à University College London (UCL). C'est au cours de de ces quatre années d'études que j'ai découvert les sciences comportementales et leur application à la la transition écologique.
J'ai ensuite eu l'occasion de travailler pour les Nations Unies ainsi que pour l'ONG CCFD-Terre Solidaire pendant deux ans. Ces expériences ont renforcé mon intérêt pour les problématiques environnementales et de justice sociale et m'ont donné envie de travailler au plus près des politiques publiques afin de les rendre plus efficaces, notamment grâce aux sciences et aux analyses quantitatives.
C'est dans cette perspective que j'ai rejoint en septembre 2025 le master Sciences Cognitives de l'ENS-PSL afin de développer mes compétences en recherche et en analyse, ainsi que mes connaissances sur les sciences comportementales. Dans le cadre de cette formation, j'ai rejoint la Fabrique d'Innovation pour les Transitions afin de travailler sur l’application des sciences comportementales aux politiques publiques de transitions écologiques. 


Quelles expertises et expériences souhaites-tu aujourd'hui mettre au service du ministère ?

L’approche comportementale, incluant des méthodologies spécifiques d’accompagnement de projet et d’évaluation d’impact, me semble nécessaire à la transition écologique. Je souhaite donc mettre mes connaissances en sciences du comportement ainsi que mes compétences en analyses de données au service du ministère.
Par ailleurs, mes expériences professionnelles en tant que chargé de projet au sein des Nations Unies et du CCFD-Terre Solidaire me permettent, je l’espère, de mettre au service du ministère ma rigueur, mon organisation et mon intérêt pour l’amélioration des politiques publiques. 


Sur quels projets travailles-tu actuellement, et quels en sont les principaux enjeux ?

Je travaille actuellement sur deux projets distincts. 
Le premier est un projet d'accompagnement dans lequel nous cherchons à réduire la vulnérabilité des logements aux inondations grâce à l'approche comportementale. L'objectif de ce projet est d'augmenter le taux de rénovation des bâtiments en zone inondable, dont les travaux sont subventionnés par l'État. À ce titre, j'effectue des entretiens avec les parties prenantes à la rénovation (bureau d'études, habitants, services publics, etc.) afin d'identifier un levier comportemental permettant d'augmenter le nombre de ménages décidant d'effectuer des travaux. Des phases d'intervention et d'analyse des données seront mises en place à la suite de ce diagnostic.
Le deuxième projet est l’organisation et la coordination du « Parcours Sciences comportementales » du Mois de l’Innovation Publique (MIP). Ce parcours vise à sensibiliser les agents publics à l’utilisation des sciences comportementales au travers de la découverte d’outils comportementaux. J’organise pour cela 4 événements autour de différents outils d’innovation accompagnant le changement de comportement.